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De la violence…

Elle est partout. Sanglante.

Elle fait la une, la salope. Des peuples décimés. De jeunes hommes forcés à prendre les armes. Des femmes violées. Des filles mutilées. Des garçons abusés. Des épouses tuées par des maris fous de jalousie. Des maris accusés à tort d’abus. Des bébés charcutés par un parent fou de rage. Un couple de p’tits vieux peinards ligoté par des ados drogués en manque.

Et un mec, prof d’université, un brin différent, dont on pète le crâne, le nez et les doigts, comme ça, un soir de printemps, dans le chic quartier Montcalm, à Québec. Revenait d’acheter une pinte de lait à l’épicerie. Déjà là, on en parle moins. On se rapproche de la violence de tous les jours.

Celle qui, dans les cours d’école, fait qu’une fillette passera une bonne partie de sa vie à croire qu’elle est nulle et moche. Ou qu’un garçon aura envie de se suicider, convaincu que l’affection qu’il ressent pour son copain est malsaine.

Plus sournoise encore, la violence économique du quotidien. Celle qui donne à certains le pouvoir d’abuser, de dénigrer, de compromettre, impunément. Violence sexuelle envers une jeune femme qui n’aspire qu’à «devenir». Violence psychologique envers un homme qui veut s’en sortir. Violence inspirée par la jalousie, la frustration. Violence. Souvent. À mots couverts. En dessous des lois. Avec la conviction que la cible ne se relèvera pas. Manque de moyen. De ressources. Ou carrément, trop dégoûtée.

Grande, petite, ouverte, cachée, économique, conjugale, familiale ou hiérarchique, dénonçons! Oui, je sais, on dirait un voeu pieux. Mais moi, perso, je n’en peux plus de la violence. Grande comme petite. Nausée.

Il y a des monstres plus méchants que d’autres

Les yeux dans le fond du crâne. Une nausée qui ne lâche pas. Un seul refuge: le sommeil. Profond, lourd, idéalement comateux. Le désir d’anesthésier la douleur qui lutte avec l’irrépressible envie de peser dessus. Comme un ulcère qu’on ne peut s’empêcher de triturer. Les réveils brutaux, en sueurs, en pleine nuit. Le coeur qui bat comme un fou, juste là, au bord des lèvres. Pulsion de fuite, de repli, de retour à la position foetal. Pulsion de mort? Possible…

Vrai que personne n’est invincible. La dépression peut frapper n’importe qui, n’importe quand. Elle peut prendre différentes formes et nous tomber dessus avec plus ou moins d’intensité. Un coup de pelle dans le front ou une lente montée sournoise. Dépression de guerrier, de victime, circonstancielle, héréditaire… Il y a probablement autant de type dépressions que d’humoristes au Québec. Et non soignée, cette maladie peut être mortelle. Il n’y a qu’à regarder les statistiques de suicides au Québec.

Il y a aussi la jalousie qui, en passant, n’a rien à voir avec l’amour mais plutôt avec le désir de possession (tout comme le viol n’a rien à voir avec le désir sexuel). Jalousie et sentiment de trahison qui peuvent pousser à rester dans sa voiture toute la nuit devant l’appartement de l’ex en écoutant des slows poches, lui pitcher par la tête, du haut d’un escalier, tous les cadeaux qu’il nous a offert ou encore faire 400km pour lui foutre une gifle.

Dans un esprit déjà malade, la jalousie poussé à l’extrême devient l’obsession. Et là, il y a des lapins qui risquent de finir ébouillantés (Fatal Attraction quelqu’un?). Et, plus sérieusement, malheureusement, beaucoup «d’objets du désir» qui sont tués. Des femmes, pour la plupart. Et le mot objet n’est pas anodin car lorsqu’on tue la personne que l’on dit aimer comme un fou, c’est que l’on considère qu’à priori, cette personne nous appartient. Point. Personne d’autre ne pourra la toucher, l’aimer, la consoler, la faire rire ou jouir.

Alors oui, une foule de combinaisons possiblement explosives et hautement destructives. L’extrême: tuer ses propres enfants, de ses mains, dans la douleur et les cris, afin de s’assurer que leur mère fasse des cauchemars jusqu’à son dernier souffle. Pas dans la «douceur» d’un sommeil dont les petits ne se seraient pas réveillés. Non, dans le sang. Images fortes et insoutenables qu’un homme imprime de force dans la tête de celle qui a commis l’erreur d’aimer ailleurs. Et qu’il continue d’évoquer en la forçant à le rejoindre en cour pour revivre tout ça encore une fois. Salaud.

Alors oui, M. Foglia et autres, nous avons tous, j’en suis convaincue, un crack-pot qui sommeille en nous. J’ai rencontré le mien à quelques reprises. Pas joli-joli… Mais un dépeceur d’enfants narcissique? No way.

 

 

Zéro analyse parce que… ciboire!

Oui, j’aurais souhaité que Guy Turcotte se suicide en 2007, OK? Ou qu’il aille se faire traiter par un psy. Non pas pour régler sa relation de couple, mais pour en finir avec ses osties de problèmes.

Désolée… J’ai zéro empathie pour le mec. Et je trouve qu’on vit dans un monde qui donne des freebees à tellement de fonds de poubelles. Je suis consciente qu’en disant ça, je fais preuve de zéro psychologie, que je renie mes connaissances en droit criminel, en criminologie. Et je dis… SO FUCKING WHAT?

À mon plus grand dégoût, je rejoins les propos de cet être hautement narcissique: le jour où tu deviens parent, tu découvres une qualité et une intensité d’amour que tu ne soupçonnais même pas. Tout ta vie est transformée.

J’ajoute que peu importe tes peines d’amour, tes gros bobos, ton-moi-moi-tout-froissé-de la-vie poche-poche, et le elle-est-méchante-pas-fine-bitch, poignarder tes enfants qui te regardent droit dans les yeux en te disant «Non, papa!» fait de toi un fond de poubelle fini. Et rien de la preuve ne me fait penser qu’il était dans un état du genre «je poignardais mes chéris mais j’avais l’impression que je coupais du bois…» Ta gueule, Turcotte! Tu as voulu ce procès pour continuer l’oeuvre de destruction que tu as entrepris contre ton ex.

Zéro analyse. Zéro psy. Zéro avocat.

Allez, pitchez-moi les pierres. Je m’en fous…

 

P.S. Je suis consciente d’alterner les temps de verbe, la ligne narrative, de faire des fautes et pouette-pouette-pouette dans ce billet… Mais ceci n’est pas un exercice de style. C’est un cri de vie. Maladroit, certes, mais vrai.

Le blues d’une maman ben ordinaire

«Maman!!!»

Ce mot, qui en soi ne veut rien dire, comme tous les mots. Pourtant, lorsqu’il résonne à 3h du matin, c’est le mot le plus important de l’histoire de l’humanité. C’est le seul mot qui compte. C’est le mot qui sublime tout le reste. Le mot qui, dès la première fois, vous hante jusqu’à la fin des temps.

J’ai toujours su que je voudrais entendre ce mot. Les yeux plantés dans le regard d’un enfant dont je ne pouvais pas encore voir les traits, du haut de mes 16 ans, mettons. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai voulu être mère. Pourquoi? Je ne sais pas. Et je n’ai pas le temps d’explorer la chose… parce que je suis mère… et belle-mère.

«Maman!!!», c’est moi qui prend dans mes bras l’ado sublime que j’ai mis au monde il y a près de 16 ans et qui, «full» hormones de l’adolescence, se cherche, semble se trouver pour se perdre le lendemain. C’est aussi moi qui explique à ma puce de 7 ans que, non, une femme ne se définit pas par son apparence.

«Maman!!!», c’est aussi moi qui, certains matins, ou certains soirs, cherche son air, ne se retrouve plus, se demande pourquoi et tente de se souvenir de ce qu’elle était avant d’être… Maman… 

Bonne fête des mères. À ma mère. Une vraie de vraie. Et à toutes les mères qui, comme moi, se sente moches 50% du temps.

Une pensée émue pour les mères qui ont perdu leurs bébés d’amour. Isabelle, je t’embrasse de tout mon coeur.

Et pour celles qui ont mis au monde des êtres humains parfaits en soi et qui n’en ont rien à foutre: svp, déléguez, merci.

Perdre son âme…

Décembre 2006: accusé de crimes contre l’humanité, plus particulièrement du massacre de 148 villageois chiites, l’ex-dictateur irakien Saddam Hussein est exécuté par pendaison à la suite d’une condamnation du Haut tribunal pénal irakien.

2001: Radislav Krstic, un général serbe de Bosnie ayant participé au massacre de Sebrenica est condamné à 46 ans de prison pour génocide


Décembre 1989: Nicolae Ceausescu et sa femme sont jugés, condamnés pour génocide et fusillés.

1987: Klaus Barbie est condamné à perpétuité pour crimes contre l’humanité. Il meurt d’un cancer en 1991.

Suite au génocide commis au Rwanda en 1994, de nombreux accusés ont été condamnés et emprisonnés à vie, dans plusieurs pays.

Dois-je continuer? Non, vous me voyez venir avec mes gros sabots…

Après la surprise de l’annonce de la mort d’Ossama Bin Laden, lundi matin, un malaise s’est graduellement installé en moi. D’abord, le caractère pour le moins expéditif des «funérailles». Quoi? On nous annonce la nouvelle et le mec  flotte déjà? «Il a dû se défendre avec toute une armée pour que le commando n’ait pas été en mesure de le capturer», me dis-je, naïvement. Parce qu’avec ce que Bin Laden devait avoir comme infos en sa possession, on aurait pu croire que la CIA se serait jeter sur son cas comme un affamé dans un buffet chinois. Ben non. Le poilu à turban a «vaillamment» tenté de se défendre à l’aide d’une femme judicieusement placé devant lui. Il n’était pas armé. Et le Golden Boy du commando l’a tiré directement dans l’oeil. Nous sommes bien loin de la balle dans le mollet pour ralentir un fuyard…

Troublée, de plus en plus, j’étais.

Et puis vint cette fameuse photo. J’avais dépassé le stade du malaise. Dégoût serait un mot plus juste.

Ne venez pas me bassiner avec un rappel du 11 septembre. Monstrueux, affreux, etc. J’ai tout vu ça à la tivi comme tout le monde… Mais pourquoi la vie de 3000 américains mérite une condamnation à mort sans procès et pas 8000 Bosniaques à Sebrenica ou 800 000 Tutsis au Rwanda? Je n’achète pas, monsieur Obama, l’argument de la peur du fanatisme qu’aurait pu créer un procès. Je vous souhaite à vous, et surtout aux millions de vos concitoyens, de ne pas avoir à payer de vos vies pour cette décision… 

MAJ: On m’a demandé pourquoi je ne parlais pas des implications en matière de droit international. Et, dans la foulée, des réactions des autres chefs d’états. 

J’aurais pu. Je garde un souvenir assez vif de nuits blanches passées à préparer le mémoire que j’allais ultimement plaider à La Haye, à l’occasion d’un concours de plaidoirie. Le sujet: le concept des contre-mesures légitimes en droit international. Mais ceci n’est pas un blogue de droit. Je ne voulais que mettre en perspective certains faits. Le reste, je le laisse à d’anciens collègues :-) )

Le Québec se fera. Ou pas. Mais pas à Ottawa…

C’est ce que je crois depuis plusieurs années, bien humblement.

Je me souviens du jour où Christiane Gagnon nous a annoncé, au comité éxécutif du PQ de Jean-Talon, que Lucien Bouchard l’avait appelée pour lui demander de se présenter au sein d’un nouveau mouvement, le Bloc Québécois. Intéressant, dans la foulée de Charlottetown. Il y avait là un souffle qui, à mon avis, pouvait «shaker» la cabane, là-bas, à Ottawa. Flattée elle était, Christiane. Depuis 20 an, elle est réélue avec forte majorité. Un pilier du Bloc.

Ce soir, peut-être que Christiane perdra son siège au profit d’un néophyte. Et oui, ce sera probablement le foutoir à Ottawa au lendemain de cette élection déjà surréaliste. Peut-être avons-nous besoin de ce chaos pour réagir?

Un parti du Québec à Ottawa. L’idée était forte et belle. Mais ça n’a rien changé en 1995. La fenêtre d’opportunité (oui, anglicisme) est fermée. On passe à autre chose. Entre nous.

Point positif perso de cette élection: mes parents de 70 ans ont voté pour la première fois depuis longtemps. Et ma maman passe 12 heures debout dans un bureau de vote à travailler. C’est aussi ça, la démocratie.

De la complexité d’aimer…

J’ai aimé Wajdi Mouawad dès la première gorgée, intense, lourde et éthérée, de son théâtre. Il est apparu dans mon paysage au moment où je tentais de me définir comme critique de théâtre. Il fut l’instrument de mes fantasmes les plus fous: bâtir un pont entre la réalité, parfois glauque, de mes lecteurs, et son imaginaire d’une beauté trash-poétique-incarnée. Je. Me. Souviens.

Je me souviens de ce soir où, de retour de la première de Littoral, j’étais assise devant mon ordi, un papier à pondre. Soufflée. Blessée. Émue et changée. Tout mon corps, toute ma tête se refusait à résumer ce que je venais de vivre en 2 feuillets. J’ai donc écrit une Non-critique, que j’ai envoyée à mon rédac chef du Voir. Je savais que je le mettais dans une position délicate. Je lui donnais un non-article, juste un souffle. Il m’a fait confiance, Jean-Simon. Merci.

Et oui, ce soir, j’ai retrouvé le Wajdi qui m’éblouit. J’ai aimé qu’il soit calme. J’ai aimé qu’il prenne le temps d’expliquer Sophocle. J’avais compris sa démarche, j’étais contre, absolument et fermement, mais j’ai aimé que, de sa voix douce et posée, il pose les jalons de sa démarche.

Ne jamais censurer la voix de qui que ce soit. S’y opposer, bien sûr! J’ai été une des premières à monter aux barricades sur le sujet. Cantat, contrairement à ce que WM pense, est, pour moi, un batteur de femme. Et s’il est une notion que j’exècre, c’est bien celle du crime passionnel. Passion? Crime? Non. Possession. Frustration. Maladie mentale. Jalousie. Oui. Amour? Passion? Non.

Je ne pense pas que Wajdi souffrira beaucoup de cette controverse. Je n’en dirais pas autant de S. Denoncourt, dont j’ai applaudi le courage. Mais dont je sais que, s’il le pouvait, effacerait de notre mémoire collective sa sortie. Ne serait-ce que pour se permettre, lui-aussi, comme il l’a fait auparavant, de déranger, au nom de l’art et de la réflexion.

Alors j’aime. Et comme dans toutes les histoires d’amour, je réfléchis…

Parfois, vaut mieux popoter…

Parce que parfois, on a plus envie de jaser bouffe que de grandes (ou pseudo-grandes) questions…

Parce que rien ne vient à la cheville du sentiment de profonde joie que je ressens lorsqu’on s’attable ensemble, la gang et moi.

Alors, pitchez-moi toutes les controverses du monde, je répondrai, à la condition que le sujet me soit familier. Sinon, of course, je FMY… car ça craint un max les gens qui se fendent la trappe sur n’importe quoi, n’importe comment.

Donc, pour votre plaisir, alors que les BBQ s’allument au rythme de la neige qui se liquéfie, je vous offre, z’amis, ma recette secrète de côtes levées… Une fois n’est pas coutume.

C’est que parfois, l’horreur se réfugie dans la simplicité. Une pause.

**À noter, je ne suis jamais précise ds ma façon de faire… car je ne suis jamais précise, dans rien, anyway.

À faire, la veille…


Choisir de jolies côtes, avec le moins de gras possible. Si elles sont trop « blanches », enlever le surplus avec un couteau bien aiguisé. Dans un bol, idéalement coloré et joli, mélanger de la cassonade avec des flocons d’oignons, de la moutarde sèche, du cumin, de la poudre d’ail et du sel de céleri, selon vos goût, en donnant la priorité à la cassonade, genre 2 pour 1.

Frotter les côtes de ce mélange, avec amour et compassion. Ça les détendra. Les déposer délicatement dans un grand plat, souffler un bisou, dire bonne nuit, recouvrir d’un cello et réserver au frais. Faites dodo, sortez, forniquez, écrivez, faites ce que vous voulez jusqu’au lendemain…

Là, le choix vous revient. Acheter une sauce BBQ du commerce – ça se peut, il y en a de très bonnes- ou la mitonner vous-même. Si vous optez pour le truc maison, je vous suggère un mélange (étonnant!) de soda brun (Pepsi, Coke ou Root Beer) avec la même quantité de ketchup, plus 1/4 de vinaigre de cidre, un peu de mélasse, des oignons en flocons et un soupçon de fumée liquide. À mijoter 30 minutes, genre.

Envelopper les cotes levées dans du papier alu, les placer sur une plaque allant au four et pitcher le tout dans le four, à 300 F, pour au moins 2 heures. Après, c’est selon. Si le BBQ est encore enneigé, badigeonner les côtes de la sauce et faites griller environ 30 minutes au four. Si, ô bonheur, le BBQ est « up and running » déposer tendrement les côtes sur une grille huilée et badigeonner de sauce BBQ.  À vue de nez, je dirais environ 7 minutes de chaque côté.

Déguster avec le sourire dans la face et les doigts bien cochonnés…

 **Ceci se veut un hommage à Geneviève Lefebvre qui blogue et cuisine et écrit et tellement plus**

Philanthropie 101

Non, je ne me ferai pas aller le clapet au sujet de la controverse Wajdi/Cantat. Vous connaissez probablement déjà mon opinion sur le sujet.

Jasons plutôt philanthropie. Ben oui, à cette douce époque de l’année où nous confectionnons avec amour nos rapports d’impôts, je trouve le sujet hautement pertinent. Et je ne parle pas des déductions liées aux dons à des organismes de charité. Ne-non.

** La conversation qui suit se veut une dramatisation à la fois poignante de réalisme, touchante, émouvante et un brin cynique. 


- Bonjour, Monsieur-agent-du-ministère-du-revenu! Je vous retourne vos 349 appels frénétiques au sujet du 1500$ que je vous dois pour l’année 2010…

- Ah! C’est vous, espèce de criminelle-fraudeuse-de l’état! Nous exigeons un paiement sur le champ, capital et intérêts usuraires compris, sinon c’est le sabot de Denver sur votre paye… ou la prison!

- Ben… heu… J’ai bien l’intention de vous payer. J’aimerais juste pouvoir diriger mon don.

- De kessé?

- Diriger mon don. Choisir sa destination. C’est une tendance lourde en philanthropie depuis quelques années, vous savez…

- Re de kessé?

- Je m’explique. Pendant longtemps, les donateurs – à une université, par exemple – signaient un chèque et s’en remettaient aux dirigeants pour l’utilisation éventuelle de l’argent. De nos jours, peut-être en raison des inquiétudes face à la qualité de la gestion des fonds (sourire en coin + clin d’oeil complice que le monsieur ne peut pas voir mais bon), les philanthropes préfèrent choisir à quoi ils donnent. Ça les rassure.

- …..

- J’ai donc choisi de diriger mon 1500$ dans un fond d’aide internationale.

- Heu… D’aide de quoi?

- In-ter-na-tio-nale. Le gouvernement envoie bien de l’argent à l’étranger lors de catastrophes, non? Peut-être est-ce trop compliqué… Bon, allez, mettez mon argent dans la réparation des nids de poules et on n’en parle plus!

Fin. Épique, hein?

Si je peux acheter une chèvre pour aider un village d’Éthiopie, des cahiers pour soutenir un enfant à Haïti ou encore participer à la construction d’un puits au Niger, pourquoi est-ce que je ne pourrais pas mettre mon argent dans ce en quoi je crois?

Ben nooooonnnnnnnnnnnnnnnnnn! Je sais ce que vous allez me dire…

C’est juste qu’à les regarder gérer nos $$$, j’ai vraiment l’impression que payer ses impôts, c’est de la pure philanthropie…

 

 

Here I go again…

Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point j’aime me réinventer, côté carrière. Bon, pour être tout à fait franche, je ne l’ai pas toujours fait par choix… La vie m’a quelques fois fait prendre le dalot. Mais qu’importe, que ce soit par désir ou par obligation, j’ai l’ai toujours fait avec fougue et conviction. Les chemins de traverse, je connais. J’aime. Je m’y sens en vie. Je ne suis pas née pour la ligne droite…

J’ai remarqué que ces mutations se pointaient dans ma vie à tous les cinq ans, environ. À 25 ans, je lâche la toge pour ne plus jamais la remettre; 30 ans, alors que j’étudie le théâtre à l’université, le père de mon fils de 8 mois décède dans un accident et je dois retourner sur le marché du travail. Je deviens journaliste chez Voir et je tombe en amour avec ce métier que j’exercerai à temps plein, à la pige, jusqu’à 35 ans. Mes derniers papiers seront pour Le Devoir et pour le défunt Ici-Québec.com. Monoparentale, lasse de l’insécurité de la pige, je me transforme en rédactrice spécialisée en philanthropie pour une fondation. J’aime beaucoup, d’autant plus que ce nouvel habit professionnel me permet de rencontrer l’amour de ma vie :-) . Un deux pour un dont j’apprécie encore la douceur aujourd’hui…

À l’aube de mes 40 ans – appeler ça crise de la quarantaine si vous voulez – j’aime toujours le chum mais le travail ne me satisfait plus. Je suis en manque… De quoi? De moi, je dirais. Germe alors l’idée d’écrire un roman. Plus précisément, le titre m’est tombé dessus en pleine nuit. Sous la toge. Incapable de me sortir le projet du coco, je lance une bouteille à la mer sous forme de lettre accompagnée d’un résumé et des trois premières pages du roman. Je laisse mon emploi du même souffle. La bouteille trouve sa destinataire et, en janvier 2009, le tome 1 sort en librairie, suivi du tome 2 en septembre dernier. Publié également chez Québec Loisirs, le tome 1 atteint un chiffre de vente qui dépasse les 4000 copies (ou 5000, je ne sais plus), ce qui n’est pas rien dans notre charmant mais petit pays. J’en souhaite autant pour le 2.

Mais là, zamis et zamies, mes 45 ans se pointent le bout du nez. C’est pour juillet. Cette fois-ci, j’ai pris un peu d’avance. Je fais dans l’édition, en culinaire. Avec bonheur. Je trippe bouffe et je passe mes journées entières dans des recettes, des trucs de cuisine, etc. J-o-i-e. J’aime, je garde. Mais j’imagine que 45 ans, ça impose un plongeon encore plus drastique car un de mes fabuleusement dérangeants flashs m’est tombé dessus. Pif-paf, en plein dans le front (d’ailleurs, l’inspiration est venue pendant une migraine de calibre olympique…). Ce matin, encore un peu nase, j’ai mis les morceaux du puzzle en place et j’ai compris que le temps était venu de foncer.

Faque…

Je vais le faire, dre-là, comme on dit. Et je vous en reparle, of course.

Et ne me dites pas que je suis agace… Je veux juste ne pas vendre la peau du cheval donné dont je ne regarderai évidemment pas la bride de peur d’être accumulée au pied du mur et ainsi, être obligée d’y aller avec le dos de la main morte… Tsé :-)

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