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Archive mensuelle de février 2012

C’est bien beau écrire…

J’avoue mon perpétuel questionnement à ce sujet. Je lis, à gauche, à droite, au centre, en dessous et je n’arrive toujours pas à me faire une tête sur la question. Hypoglycémique devant le chariot de pâtisseries, je ne sais trop ce qui est bon pour moi. Ce qui est juste.

Peut-on mettre un prix sur une plume? Le débat est brûlant, telle la proverbiale patate chaude, avec le lancement, demain, de la version du HuffPost Québec, de même qu’avec le tarif « aux clics » de Voir. Bloguer gratos pour la reconnaissance d’un lectorat? S’exprimer à 5 dollars de 1000 clics pour la notoriété? Ou tout simplement écrire, à tout prix, parce qu’est c’est que l’on sait faire de mieux? Comme dirait un de mes personnages préférés, « eule sait pas » (hommage discret mais bien senti à Bob Binette, des ex-Bleu Poudre).*

Dans ma famille, du côté de ma maman, mes oncles sont tous électriciens ou plombiers. Faut dire que le patriarche était entrepreneur en construction, ce qui avait tendance à orienter le choix de carrière des fistons. Je dirais que, malgré la « prédestination », ils ont aimé leurs carrières. Beaucoup même, pour certains. Mais de là à dire que l’un d’entre eux aurait installé votre bain sur pieds pour vos beaux yeux ou vous aurait « switché » du 100 au 220 pour une chanson, pas certaine.

Qu’est-ce qui fait que le geste de l’écriture, hautement puissant, personnel et parfois carrément initiateur de mouvances, se marchande plus facilement que la réparation d’une fuite de robinet? Les listes de prix de réparateurs de sécheuses sont plus constantes que les tarifs accordés aux journalistes pigistes!

Je réitère mon indécrottable questionnement à ce sujet. J’ai « besoin » d’écrire. Mais j’ai tout autant besoin de faire l’épicerie, de mettre de l’essence dans mon bazou et d’aller voir un film – popcorns inclus – avec mes p’tits loups.

Ah! Si j’avais pu me passionner pour l’art délicat du calibrage des circuits!

 

* Oui, je sais, je devrais mettre des hyperliens… Mais a) il me semble que tout le monde sait de quoi je parle; b) je suis trop paresseuse; b) je ne suis pas 2.0 pantoutte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’indicible

Je suis contre la peine de mort. Pour une foule de raisons: morales, légales, éthiques, statistiques.

Je pense que le suicide est un fléau: dangereux, malheureux, trop répandu, parfois « transmissible ».

Je suis plus de gauche que de droite, si vous tenez absolument à me mettre dans une case.

Pourtant…

Si un jour, on m’enlevait un enfant, je vous dirais tout ça et son contraire.

Je n’ai aucune idée de la réaction que j’aurais. Je m’imagine très bien pouvoir tuer à mon tour. Sans problème. Ça ne réglerait rien. Peut-être que ça ne me ferait même pas de bien au coeur. Qu’importe. Jugez si vous voulez. Je deviendrais amorale. Finie. Cassée de partout. Bonne à enfermer dans une pièce aux murs rembourrés.

Si un jour ça m’arrivait, svp, n’essayez pas de vous servir de moi à des fins idéologiques. N’exploitez pas ma douleur en me donnant la parole sur des questions dont je ne peux objectivement débattre. Laissez-moi virer folle. Ou essayer de me guérir. 

Ne faites pas de moi un pigeon qu’on peut tirer ou plumer en votre lieu et place.

 

 

 




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