Elle aura 8 ans le 7 décembre. C’était hier, non, les contractions, la course à l’hôpital et Elle, si pressée de sortir, contrairement à son grand-frère qui m’a niaisé pendant 24 heures?

C’était hier. Au pire, avant-hier. Pourtant, ce soir, en la regardant accrocher les décos dans l’arbre de Noël, je sais très bien que c’est le dernier Noël où elle attendra le Gros Bonhomme. Dernière fois qu’elle préparera les biscuits et le lait pour lui. Placera les carottes et le bol d’eau pour les rennes, dehors. Lorsque nous avons posté la lettre au Père Noël, j’ai tenu sa main, ai regardé ses yeux gris-verts, allumés, pleins de joie et d’espoir, et me suis sentie toute chose.

Dur d’arrêter de croire au Père Noël. Surtout quand, comme ma fille et moi, on est certaines, mais alors là absolument convaincues, d’avoir vu le Bonhomme s’envoler dans son traîneau, un certain 24 décembre. Alors les copines ont beau dire que ce sont les parents qui achètent les cadeaux, ben heu, non, nous ON SAIT.

Alors, ma belle Alexandra, c’est en ton honneur que le sapin se monte si tôt, cette année. Pour toi. Et pour moi. Tu es mon dernier bébé. Mon bel amour farouche. Je sais que la prochaine fois où je sortirai dehors en pleine nuit, un 24 décembre, pour tracer des pas dans la neige, ce sera pour ton enfant ou celui de ton frère.

Merveilleux joyeux Noël extra extra d’avance à toi, fille-amour-de-ma-vie xxx.