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Archive mensuelle de juillet 2010

Plonger…

Sans pince-nez.

Sans artifices.

Nue.

Plonger, car c’est la seule chose à faire.

Dompter l’angoisse du vide.

Ce vide…

Qui m’appelle, depuis toujours.

Retirer les matelas qui amortissent.

Ne plus faire semblant.

Surtout, ne pas se la jouer cascadeur à trois sous.

Plonger pour de vrai, finalement, ultimement.

Affronter son regard, dans le miroir… ne plus le fuir.

Accepter que ce qui arrive vient de ce qu’on a rêvé.

Comprendre que le rêve était plus facile à gérer.

Se soumettre, tête haute et sourire tremblant, à ce que l’on a souhaité.

Trembler.

 

Ça ne vous regarde pas!?!?

Les « questions » entourant la « question » de ce qui peut ou doit être public versus ce qui relève du privé sont toujours délicates. Je ne suis pas une vedette, mais je m’interroge à ce sujet. Où doit-on tracer la ligne? Au Québec, nous sommes bien loin du « paparazzisme » américain ou européen, mais la tendance de l’incursion est bel et bien là. J’en veux pour preuve le cas de Guy A Lepage qui, sortant d’une clinique avec sa douce, a vu l’annonce de la grossesse de celle-ci sortir sur Twitter avant même que son propre fils et sa belle-famille soient au courant de l’heureuse nouvelle. Ça m’a vraiment choqué et, à sa place, j’aurais eu de petites envies de meurtre…

Plus loin de nous, in the fabulous world of showbusiness, le cas David Hasselhoff, filmé dans un état proche du coma éthylique par sa fille, était tout simplement répugnant. Des charognes ont mis ça en ligne. Jamais, dans le vidéo en question, la jeune ne fut menacée, violentée, en danger.

Face à la déferlante vague des extraits d’enregistrement d’un Mel Gibson fou furieux, meurtrier et violent envers sa conjointe, je me suis demandé, gênée et choquée, pourquoi je ressentais une certaine satisfaction à voir cet exemple de misère étalé au grand jour. Suis-je voyeuse? Un peu, comme tout le monde, je pense. Oui, je trouve ça cute quand un Patrick Huard tombe en amour. Tellement expressif! Mais totalement inoffensif. Limite attendrissant, si on est fan. Mais surtout, volontairement consentie comme confidence.

Le cas Gibson, c’est le cas Tremblay, Côté, Gagnon et autres, exposé à la puissance mille. Déjà, des voix se lèvent pour, non pas le défendre – le mec est fou à lier et indéfendable – mais pour reprocher à sa conjointe de l’avoir enregistré. Je ne sais pas si c’est elle qui a coulé les enregistrements à la presse. Et sincèrement, je m’en contrecâlice. Est-ce qu’une personne en danger, battue et menacée de mort a toujours le choix des armes? Surtout contre une icône? Est-ce qu’une seule personne aurait cru Nathalie Simard si elle n’avait pas enregistré Guy Cloutier? I don’t think so… Est-ce qu’un seul fan mordu de Noir Désir aurait pu croire que le sensible, engagé et si beau Bertrand Cantat pouvait frapper une femme jusqu’à la laisser mourir, gémissante, dans un semi-coma?

Alors, débattez tant que vous voulez sur la question public vs privé. Une femme a probablement sauvé sa vie. Peut-être aussi celle de son enfant. Et si l’écoute de ces obscénités vociférantes peut faire réagir ne serait-ce qu’une autre femme, qui, troublée, reconnaît la situation et fait ses bagages, je dis tant mieux. Et tant pis pour toi, MadFuriousMel.


J’aurais voulu ne pas être une artiste…

J’aimerais être moins épidermique. Moins sensible. Plus dure. Plus coriace. J’envie parfois ceux qui avance dans la vie sans trop se poser de questions. « J’ai deux voitures, une piscine, un BBQ… life is good », genre. Ceux qui, lorsqu’ils tombent sur des images de guerre, de famine ou de violence, se branchent sur « Pimp mon char » ou « The Bachelorette ».

Je voudrais me poser moins de questions. Arrêter d’analyser, de ressentir tout ce que je capte autour de moi. Mettre la switch à off. Fermer les valves de la compassion, de l’empathie, de l’inquiétude.

J’aimerais regarder mes enfants jouer, courir et s’obstiner sans me demander dans quel monde je leur ai donné la vie.

Je voudrais pouvoir arrêter de m’indigner, de grogner, de revendiquer, de dénoncer. Prendre une pause.

Je me tombe royalement sur les nerfs.

Aussi, j’aimerais être moins naïve. J’aurai 44 ans, lundi et, malgré les apparences, je suis aussi fragile qu’à la veille de mes 12 ans. Comment ai-je pu vivre les amours, les déceptions, les morts, les trahisons sans y laisser toute mon innocence? Désolant. Elle est où, l’armure, la carapace dont la vie doit nous parer? 

J’aurais voulu être simple. Linéaire. Limite plate.
 




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