Archive mensuelle de juin 2010

Au revoir…

J’ai toujours eu un faible pour lui… Peut-être parce qu’il avait joué pour les As de Québec, que j’avais vu les coupures de journaux à ce sujet et que, à 10 ans, ça m’impressionnait beaucoup… Peut-être aussi parce qu’il me faisait rire. Ou qu’il ressemblait tant à mon père, son petit frère, mais en version plus mince. Ou encore que j’ai toujours senti chez lui une affection sincère et chaleureuse.

Un flot de souvenirs m’envahit… Les voyages dans le Maine. Les canettes de Budweiser qu’il nous refilait en fin de journée afin qu’on récolte un peu plus de petit change pour jouer dans les arcades d’Old Orchard. J’ai d’ailleurs pensé à lui, il y a quelques jours, en ouvrant une bière sur la plage de Wells. J’ai raconté l’anecdote au fiancé. Et j’ai souri. Lui, je l’ai presque toujours vu sourire…

Il y avait aussi les 1ers janvier, chez lui et ma tante Lise. Ma cousine et moi, ma soeur et mon cousin. Il s’arrangeait toujours pour que nous ayons les plus jolis gâteaux du buffet. Il faisait des clins d’oeil, tout le temps. C’était un « mononcle » comme on aime. Jamais déplacé, drôle. Il avait le vin heureux.

Je me souviens de son visage torturé, inquiet, quand il est débarqué à l’hôpital, en fin de soirée, un certain soir d’août 2007, alors que son petit frère, mon père, luttait pour sa vie après un infarctus fulgurant. Il avait pris mes mains dans les siennes et m’avait dit : « Non, pas mon frère. Dis-moi qu’il va être correct! » Ce fut le cas, merci.

Je me souviens aussi de sa fierté et de son excitation de savoir que je publiais un premier roman. Énervé comme une puce. Ça m’avait beaucoup touchée.

Ce soir, je lui dis au revoir, les sanglots au coeur. Il a choisi de partir. Je ne sais pas pourquoi. Mais je pense à sa fille, son fils, ses petits-enfants. Et à mon père, qui a perdu son grand-frère. Repose en paix, Ti-Co… xxx

Elle

Je terminais la relecture des épreuves de Sous la toge/Tome 2, cet après–midi, et soudainement, j’ai été prise de vertige. Je suis à la veille de publier mon deuxième roman, l’air de rien. On peut s’obstiner sur le fait qu’il s’agit d’une suite, donc, techniquement, du deuxième morceau d’un roman. Et patati et patata. N’empêche. Il s’agit d’un ISBN en soi, alors :-p

Des centaines, voire des milliers de personnes, rêvent d’être publiées. J’ai cette chance. Ce plaisir. Ce frisson. Pourquoi? Excellente question…

Une idée? Un style? Tellement de bonnes histoires. Et tant de plumes ravissantes.

Une rencontre, plutôt.

Essentielle.

Un rendez-vous du destin avec une femme exceptionnelle. Belle. Intense.

Un être d’une richesse exceptionnelle. Je vous en ai parlé à quelques reprises, à travers d’autres sujets. Monique H. Messier. Ma douce Monique. Ma belle amie. Sauvage, libre et aimante. Je pourrais passer des jours et des jours à l’écouter raconter les anecdotes télé et cinéma qui ont parsemé son parcours professionnel. Cette femme est une encyclopédie!

Nous nous sommes reconnues, elle et moi, comme étant des « passagères du même autobus ». Des fois, je me dis qu’on se connaît depuis au moins mille ans.

C’est un peu malhabile comme hommage. J’ai ma journée dans le corps, comme on dit. Mais, là, ce soir, j’avais encore besoin de lui dire merci.

Merci, Monique. Tu as changé ma vie. Je t’aime de tout mon coeur.

La chasse aux sorcières… virtuelles.

*Avis: âmes virtuellement sensibles s’abstenir*

Je suis désolée, vraiment, de vous annoncer une nouvelle vraiment troublante: Facebook et Twitter ne remplacent pas la VRAIE VIE. Ne vous méprenez pas, j’ai un plaisir fou à naviguer dans ces eaux de la nouvelle réalité. Un p’tit poisson qui se fait aller les nageoires. J’y ai trouvé des trésors. Vraiment. Des personnes qui, autrement, seraient peut-être passées sous mon museau. Sans FB, je n’aurais sûrement pas eu envie d’aller trinquer avec Geneviève. En fait, ça serait arrivé, anyway, car nous partageons la même fée éditrice, Monique. En plus de partager, ma foi, pas mal plus de trucs que nous aurions pu l’imaginer. Mais ça aurait été plus long, moins spontané, moins hop la vie.

FB et Twitter peuvent être de fabuleux entremetteurs. J’ai plein de noms en tête. Des personnes que j’ai éventuellement rencontrées, touchées, senties. Et que je reverrai. Mais, omg, qui, de nos jours, peut se prendre la tête et le coeur à partir de ces échanges seulement? Ça me fait de la peine de voir des sentiments se briser, des espoirs s’éteindre sur le récif convenu de la superficialité de ces liens.

On ne tombe pas en amour sur Twitter ou sur FB. Ou alors, si on a l’impression de l’être, je crois qu’il faut revoir notre notion de l’amour… Infatuation doesn’t equal love

Moi, j’ai choisi de mettre ma vraie gueule sur FB et Twitter. Mais j’aurais pu y déposer celle d’un canard rose, d’un poivron vert ou de Nastassja Kinski, sous prétexte que je lui ressemblais quand j’avais 16 ans. Ce ne sont pas les douanes, désolée. Alors, c’est bien joli de traquer la tête de qui n’est peut-être pas la vraie… Mais bon… La vie, tsé… Dans vos maisons, vos rues, vos villes. Votre couple. Votre relation avec votre chat.

FB et Twitter sont de fabuleux fils de presse. Parfois, ils permettent d’établir des liens professionnels supers intéressants. Ou non. On se fait tchin tchin. Sincèrement. Et oui, il y a de belles et touchantes histoires d’amour. Je ne suis pas insensible à la chose! Mais le passage au réel s’avère le test ultime.

Pour le reste, on jase, là. En gang. Pis c’est drôle. Et parfois touchant. Si je vous fait rire, super. Si je vous touche, ça me touche. Nous sommes dans un cocktail à la Mad Men. Pis c’est ben ben correct comme ça. Et si, un jour, on se croise en vrai, qu’on se touche et qu’on s’aime, tant mieux. Mais ce n’est pas obligé…;-) 

Le onzième commandement

J’aime les rêveurs… Les penseurs parfois délirants. Les gens d’idées, de passion. Ceux qui, de rien et des poussières, construisent des empires. Des carrières. De la beauté, pourquoi pas? Ou, à tout le moins, de la pertinence…

Je suis fascinée par la création. Son processus obscur. Ses aléas. Ses hauts galvanisants. Ses bas déstabilisants. Je déguste à petites bouchées ces étapes qui me plongent parfois dans le plus total désarroi. Ben oui. Je suis un peu maso. Mais ce délire ne concerne que moi.

Mais je déteste.

Vraiment.

Intensément.

Ceux qui, dans leur vision, embrigadent des innocents. On ne joue pas avec la vie des autres. C’est mal.

Et oui, ça fait vraiment bébé de dire ça.

Mais, malgré mes presque 44 ans, je demeure, persiste et signe sur mon 11ème commandement: tu ne fourreras pas ton prochain, volontairement ou non.




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