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Archive mensuelle de février 2010

La Bête

 Non mais, c’est quoi l’idée de faire une passe devant ton but??? Cibole, $&?$(&?%&(?%(&?%)O?%)*?%*%)!!!!!

- Maman! Pourquoi tu cries comme ça? me demande Princesse Ping, troublée.

- Maman! T’es sûre que ça va? renchérit l’Ado.

Oupsss…. Ze Ping et Ze Ado viennent de découvrir la face cachée, obscure, de leur maman. Celle qui leur casse les oreilles avec l’importance de la maîtrise de soi, du bon français, du savoir-vivre. Celle qui les chicane quand ils montent le ton, les envoie réfléchir lorsqu’ils se sautent dessus.

Ils ne s’étaient jamais frottés à Crazy Hockey Mom (rien à voir avec Palin, quand même). Ils sont trop jeunes. Quand les Nordiques ont quitté Québec, l’Ado était en gestation, bien au chaud, dans mon bedon. Depuis, blessée (oui, oui), j’ai délaissé le hockey. J’ai vieillie. J’ai fait mes dents sur l’os bien dur de la culture: théâtre, cinéma, musique, ben oui. J’ai élargi mes horizons. J’ai appris les règles du football et j’ai juré que le hockey ne me disait plus rien.

J’ai passé sous silence certains épisodes de ma vie. Comme la fois où je suis débarquée dans l’ancien Forum avec mon chandail no 32 de Dale Hunter (Dale! Dale! Dale!) sur le dos, baveuse comme ce n’est pas possible…

Et je me suis retrouvée, aujourd’hui, devant la finale Canada-USA. Et le naturel est revenu au galop.

Conclusion numéro 1: on ne se refait pas; la petite fille qui suivait le hockey avec son papounet est toujours là.

Conclusion numéro 2:  si les Nordiques reviennent, les patches de nitro seront nécessaires.

 

 

De la violence des filles

On en parle peu, ou moins. Peut-être parce que celle des hommes nous éclate au visage presqu’à tous les jours, dans les médias?

(Et non, tous les hommes ne sont pas violents, calmez-vous le pompon. Mais on ne se cachera pas la tête dans le sable, des mecs qui frappent, verbalement ou physiquement, qui tuent, qui violent, qui abusent, il n’en manque pas. Autre sujet)

La violence des filles envers les filles me trouble. Depuis quelques jours, je suis plongée dans la recherche au sujet de la prostitution juvénile. (Oui, on peut écrire de la « chicklit » en traitant de sujets plus sérieux. SLT 1: harcèlement sexuel, inéquité face à la justice… Non, il n’y a pas que les chaussures et les cocktails qui nous branchent.) Je n’ai pas la prétention de faire une thèse de doctorat sur le sujet. Je laisse ça aux spécialistes. Mais je ne peux m’empêcher d’être frappée par un des éléments « essentiels » au bon fonctionnement de ces réseaux: la complicité des filles. Oui, l’image du mec qui couvre la petite chouette de cadeaux pour ensuite l’embrigader et la faire travailler pour lui reflète la réalité. Mais ce serait brosser un tableau incomplet si on ne parlait pas de l’apport essentiel des filles déjà sur le marché qui elles, s’assureront que la p’tite nouvelle marche « ben drette ». En simulant l’amitié, parfois. En devenant tortionnaire à leur tour, souvent.

Et hier soir, par l’entremise d’amis Twitter, je tombe sur deux pages FB visant une jeune fille de 13 ans. Je vous épargne les détails et j’ai décidé de ne pas les mettre en lien afin de ne pas nuire encore plus à cette petite en faisant de la pub pour les adolescentes qui l’ont ciblée. La nausée. Bien sûr, nous avons signalé ces pages à FB. J’ose croire qu’elles seront retirées sous peu. J’ai repensé à cette adolescente qui s’est suicidée, il y a quelques années. À cette jeune fille étranglée par ses amies. À cette gamine de 13 ans que ses copines accusaient de « leur parler dans le dos ». Et tant d’autres.

Non, on n’en parle pas souvent. Est-ce pour ça que mon sang se glace chaque fois que je tombe sur des histoires pareilles? Ce serait facile, trop facile, de blâmer la société dans laquelle nous vivons et blablabla. Frédégonde, la reine sanguinaire, ça vous dit quelque chose?

Non, rien n’est noir. Ou blanc.

 

Réconciliation

J’avais perdu tout contact avec elle.

Elle me boudait. Je ne comprenais pas pourquoi. J’avais beau m’entêter, essayer de reprendre le dialogue avec elle, rien n’y faisait. Elle me regardait de son oeil noir et m’envoyait paître. J’ai eu des envies de meurtre, vraiment. Comment pouvait-elle me faire subir un tel traitement, moi qui lui ai donné vie?

J’ai donc décidé de la « flusher ».  » Basta, Caroline. Il n’y aura pas de suite à ton histoire. Tu fais trop chier. »

Ça, c’était sans compter sur une certaine éditrice qui la connait quasiment mieux que moi. Ma sorcière bien-aimée, Monique. Ma maman littéraire.

Et comme seule une maman sait le faire, elle m’a accueillie, dorlotée, parler doucement, consolée, rassurée. Surtout, elle m’a fait comprendre, sans rien imposer, la vraie nature de mon personnage principal, Caroline. Elle nous a réconciliées.

Caroline n’est pas moi. J’ai voulu lui imposer un destin qui ne lui convenait pas. Elle s’est rebiffée et, devant mon obstination, s’est complètement refermée sur elle-même.

Monique a su refaire les présentations. Nathaly, je te présente Caroline. Caroline, je te présente Nathaly.

Sous la toge, tome 2 – et non Derrière le rideau -paraîtra le 1er septembre. Soyez patients :-)

 

 




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