Archive mensuelle de mai 2009

Télescopage d’époques

Bizarre de rêve la nuit passée. Et troublante révélation. Et avertissement de mini  »spoiler » pour ceux qui n’ont pas lu Sous la toge

Mise en contexte. Gamine, je dévorais tout ce qui me tombait sous la main comme bouquin. J’ai deux tantes, Mimi et Roro, qui avaient tous les Agatha Christie et tous les Barbara Cartland. Elles vivaient chez ma grand-mère et, chaque dimanche, je fouillais avec délices dans leur biblio. À 11 ans, j’ai enfilé les polars d’Agatha comme une boulimique. Encore aujourd’hui, j’en relis certains avec grand plaisir et je n’ai toujours pas assouvi ma soif du genre. J’en ai même un en chantier d’écriture, mais ça, c’est une autre histoire…

À 12 ans, j’ai découvert l’univers froufroutant de Miss Cartland. Une pucelle fait son entrée à la cour d’Angleterre. Elle est d’origine noble, mais l’ignore. Un ténébreux duc/conte/marquis/prince, qui fréquente de manière très libertine une non moins ténébreuse aristocrate, en tombe follement amoureux. Mais il ne le dit pas. Immanquablement, la pucelle se fait enlever par un vieux cochon (complice de la ténébreuse maîtresse du ténébreux), toujours décrit comme étant « lippu, l’oeil cerné et marqué par les abus, libidineux et ventripotent ». Il l’amène, direction son manoir, dans un carosse, mais, trop impatient de la dépuceler, se met à l’oeuvre durant le trajet. Vous devinez la suite. Arrivée du beau ténébreux + bataille gagné d’avance + virginité épargnée + aveu des sentiments.

Bon. Je ne vous donne pas de titre en particulier. Les innombrables romans de BC ont tous la même structure.

Je n’avais pas repensé à tout ça depuis des lunes. Pour ceux et celles qui ont lu Sous la toge, la scène de la Porsche, ça vous rappelle quelque chose? Un vieux cochon ventripotent et lippu, une jeune femme beaucoup plus jeune qui se fait littéralement sautée dessus par le troll en question? Bon, ok, Caroline n’est pas pucelle mais on n’est pas au 18e siècle….

 Et bien dans mon rêve, la scène entre Me Tremblay et Caroline se déroulait dans un carosse tiré par des chevaux. Rigolo l’inconscient, je trouve. Et puissant.

Mot d’enfant

La scène se déroule dans la salle de bain de mes parents, alors que Princesse Ping, 5 ans, prend son bain…

-Alexandra, ma cocotte, faudrait que tu sortes du bain bientôt, dit Mamie Colle. Sinon, ta peau va être toute plissée comme celle de mamie.

-Pas grave. Moi au moins ça va revenir beau après…

Ouch. Surprise

P.S. Maman, t’es encore pas mal pitoune, t’en fais pas…

Oui, je suis transgenre… genre.

Mini montée de lait contre ceux et celles qui tiennent ab-so-lu-ment à tout classer par genre, code et catégorie. Mini, je dis, car faire une méga montée de lait serait leur accorder trop d’importance. Vais me contenter de dire comme une copine virtuelle le dit si bien: ta gueule.

Oui, oui, t’as compris, ta gueule. Ou ta yeule, si tu préfères.

Alors comme ça, tu fais dans le chicklit maintenant?, me lance Deux-de-Pique avec un petit sourire en coin. J’avoue que ça m’a étonné quand j’ai su. T’as quand même écrit dans Voir et dans Le Devoir…

Heu oui. J’ai été critique de théâtre au Voir et correspondante culturelle pour Le Devoir à Québec. Pour quelques pinottes et une prime au cv. Pis après? J’ai aussi pratiqué le droit, fait du télémarketing pour une compagnie de ramonage de cheminée, travaillé comme croupière de blackjack sur un bateau de croisière, vendu des bijoux, photographié des enfants chez Sears, pis j’en oublie. Je ne me définis par rien de tout cela de manière exclusive.

Non, je dis ça de même. C’est dans l’air du temps, le chicklit. Je m’attendais à quelque chose de plus, disons, songé de ta part, rajoute Carotte-dans-le-cul.

Parce que bien sûr, le harcèlement sexuel et la profonde inéquité du système de justice, c’est de la gnognotte pour ado attardée, of course. Dès que l’on met en scène des personnages féminins âgés entre 20 et 40 ans, qui prennent un verre et qui discutent, on fait chicklit. On peut pas tous donner dans le pathos ou l’écorché vif! Je n’ai rien contre l’appellation en soi, à condition que les romans ayant pour héros un homme qui angoisse et/ou baise à tous vents et/ou se noie dans l’alcool soient étiquetés dicklit.

Ben au moins, ça doit être payant, poursuit M’as-tu-vu-comme-je-suis-l’élite.

Sais pas encore. On verra. Mais ça le sera sûrement plus que le traité sur l’approche existentialo-névrotique du peintre bouche-pieds-mains au 18e siècle que tu t’apprêtes à publier…

On peut faire populaire mais pas con. On peut aussi faire con et élitiste.

MAJ: Et oui, quand je suis pompée, je fais des fôtes.

La vie m’appelle…

Coudonc, tu ne blogues plus?, me lance une copine l’autre soir. Heu… Moui et non.

En fait, les nuits d’insomnie partielle, je rédige des billets dans ma tête. Trop bien dans le lit pour le fuir, j’attends le lendemain matin pour écrire. Mais depuis deux semaines, mes matins sont plus sportifs qu’à l’habitude. Avant, c’était run de lait des enfants à l’école et à la garderie, puis retour à la maison, nouveau pot de café et hop! on blogue et on regarde ce que les copains racontent sur FB avant d’entamer la journée pour de bon.

J’ai accepté un boulot car l’écriture, ce n’est pas ce qui met du beurre sur les épinards. Du moins pour l’instant. Et comme j’aime le beurre mais que je déteste les jobs alimentaires, j’ai choisi un travail qui me passionne. Et quand je suis passionnée, ben, je donne mon 110% et je vais dans les coins. Je n’irais pas jusqu’à dire que je mange la puck, mais j’avoue que je me prends au jeu facilement. (Désolée pour les phrases creuses; les séries de la LNH ne sont pas finies…) 

Une de mes « spécialités » - outre l’écriture de billets trop longs, la ponte de faux chicklits et la sauce à spaghetti -, c’est la philanthropie. Je serais in-ca-pable de bosser pour une compagnie qui, mettons, se spécialiserait dans la sécurité informatique ou encore dans la restructuration d’entreprise. Je mourrais à petit feu. Ou alors j’exploserais dans un énorme feu d’artifice. Mais donnez-moi une cause en laquelle je crois, une campagne à structurer et un objectif à atteindre et je suis comme un enfant dans une confiserie.

Voilà. J’ai un beau gros défi bien juteux à me mettre sous la dent.  

Bien sûr, je ne mets pas de côté la suite de Sous la toge. Je suis aussi en plein dedans. Derrière le rideau paraîtra au printemps prochain, promis, juré, craché.

Et puis il y a la vie qui passe en coup de vent et que je tente d’attrapper au vol. Mes amours. Ma famille. Mes amis. Moi.

Je jongle avec le sourire…

My name is not Bixi1

Et oui, j’existe vraiment, même si je me fais rare.

J’ai juste pas assez de mains pour jongler avec toutes les balles que j’ai lancées dans les airs… :-(

Mais je développe des stratégies, affine ma technique et bientôt, deviendrai maître-jongleuse.

I’ll be back very soon. Promis. Juré.

xxx

Avec le temps…

Quand j’étais jeune floune dans la vingtaine, mon père, alors dans la quarantaine, me disait souvent: « Ce qui est difficile dans le fait de vieillir, c’est que parfois, on oublie l’âge que notre corps a au compteur et on se fie plutôt à celui qu’on a en tête. Moi, j’ai toujours 20 ans dans ma tête! ». J’avoue qu’à l’époque, j’écoutais d’une oreille un peu distraite. Je constatais aussi que, même si les années passaient, j’avais toujours 12 ans aux yeux de ma mère.

Ce matin, je suis tombée sur une photo de mon fils et de ma fille. Jérémy avait 9 ans, Alexandra 1. C’était hier, non? Alors pourquoi entre-t-elle en maternelle à l’automne? Pourquoi a-t-il brusquement une voix plus grave et un début de pinch? C’est qui le méchant sorcier qui m’a volé ces années? J’insiste. C’était HIER. 

Puis, je me suis regardée dans le miroir. Et j’ai vu ces années dessinées autour de mon regard et de ma bouche. J’ai fermé les yeux.

Demain, ça ira. Mais aujourd’hui, j’observe en secret le bedon bien rond de ma collègue de travail et je crève d’envie. Envie de recommencer, de revenir en arrière, d’effacer le moche pour ne garder que le beau.

Les soeurs gourdes

Elle est mon Yin. Je suis son Yang. Et parfois, c’est l’inverse. Par un hasard qui n’en est probablement pas un, nous sommes venues au monde dans la même famille.

Des fois (souvent), je me dis: une chance qu’on s’a.

T’aime petite-grande soeur.

 P.S.

Le titre, c’est parce que parfois, elle et moi, on peut vraiment atteindre des sommets dans la connerie et dans le « moi aussi, moi aussi!!! »

Rêver à l’impossible étoile

Il a réussi. Bernard Lachance, le plus têtu et le plus coriace des chanteurs, a tenu son pari fou. Vous l’avez peut-être vu à TLMEP il y a quelques semaines. Oui, oui, le gars sans agent qui loue les plus grandes salles de spectacle pour ensuite vendre les billets dans la rue, avec un plan de la salle imprimé sur sur T-Shirt. Il a commencé avec le Capitole à Québec, puis le centre Bell. Là, il s’est payé le Chicago Theatre pour le 6 juin prochain. Et grâce à une invitation lancée à Oprah sur YouTube, la reine des animatrices l’a convié à son émission de mardi prochain. YES!

Je suis convaincue que ce garçon s’est souvent fait regardé de haut. Qu’on lui a dit qu’il était sûrement mégalo ou bipolaire. Que ça ne ce faisait pas de rêver si gros. Qu’il faut commencer par le commencement, au bas de l’échelle et grimper tranquillement. But he decided to shoot for the stars. 

Alors à tous ceux et celles qui se sont foutu de sa gueule: IN YOUR FACE!

Et Bernard, si jamais tu lis ce billet, give a kiss to Oprah from me. And break a leg.




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