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Archive mensuelle de février 2009

L’indécrottable superficialité de la fifille…

- Minnnnoooouuuu… Je ne sais vraiment pas quoi mettre pour aller faire La Fosse aux lionnes, dit la fifille.

- Me parles-tu?, répond l’Homme.

Il faut dire que la fifille a la fâcheuse habitude de soliloquer. En écrivant, en faisant le ménage, en arrosant les plantes, en se rongeant les ongles…

-Ben oui, à qui tu veux que je parle? Les enfants pis les chats sont couchés, réplique-t-elle, un brin agacée.

- OK. Tu ne sais pas quoi mettre pour aller où?

-À la Fosse aux lionnes! Mardi prochain, on enregistre l’entrevue. Merde! Tu ne t’en souviens pas???

-Oui, oui, c’est juste que je n’avais pas entendu la fin de ta phrase mon amour, dit l’Homme-marchant-sur-des-oeufs. Mais t’as pas acheté des nouveaux trucs justement pour ça il y a quelques semaines?

-Tu parles des deux leggings, de la tunique, de la veste et du chemisier?

-Me semble qu’il y avait un sac aussi, ose l’Homme dans un élan d’inconscience.

-Il n’y a absolument RIEN là-dedans qui va pour la télé!, réplique fifille d’un ton qui pitche franchement quelques octaves plus haut qu’à l’habitude.

-Ah bon, désolé, je savais pas. Mais la jolie robe que tu portais quand on est allés souper avec mes patrons… Tu pourrais mettre ça. Elle te fait tellement bien, pis t’es super sexy là-dedans, s’essaie l’Homme, pétri de bonne volonté.

-Ben franchement! M’en vais parler de mon roman! C’est quoi le rapport de mon côté sexy là-dedans?

Là, elle a l’air pompée. Elle arpente le salon, creuse un sillon dans le tapis et a l’oeil, mettons, menaçant. L’Homme n’est point dupe. Il sait qu’il est dans la schnoutte. La suite sera délicate à gérer…

- Non mais je voulais dire sexy mais class, belle, mais pas pompier, tu sais…

-Pfffff, jette-t-elle. Anyway, les motifs de la robe ne passent pas bien à la télé. 

- Ton tailleur gris-charcoal peut-être? Chic, cool, parfait! 

Il sourit, confiant. Pôvre Homme chéri. Naïf. Plein d’amour. 

-QUOI? Tu veux que j’aie l’air d’une bonne soeur!!!, crache fifille. Tant qu’à ça, je n’ai qu’à enfiler un col roulé brun avec un pantalon lousse vert forêt pis aller faire une pub de Préparation H!

L’air de rien, l’Homme s’est dirigé vers le bar, a subrepticement sorti la bouteille de gin, le tonic et la limette. Il brasse le drink avec l’énergie du désespoir. Sauver sa peau. Retourner au catalogue de Home Dépot au pc.

- Tu ne comprends pas! La dernière fois que j’ai fait de la télé, c’était il y a 20 ans. J’avais 20 ans. La télé donne 10 livres de plus. J’ai pris 10 livres depuis 20 ans! Calcul! C’est l’horreur! Que du noir, je ne porterai que du noir. Ça amincit. Donc, je gagne peut-être 5 livres? Ou je les perds? Minnnnnoooouuuuuuu! Chu toute mêlée….

Fiflle est éffoirée sur le divan, la queue de cheval en bataille, le mascara qui coule. A real mess

L’Homme s’approche, sourit tendrement, caresse le boutte de cheveu qui tombe de sa couette et lui tend son drink. Tchin tchin.

-Tu vas être parfaite mon amour.

-Ah oui? Oh… merci minou. Tu comprends, je stresse un peu…

- Je sais, je sais.

Ça y est, la crise est passée. L’Homme respire vraiment pour la première fois depuis 5 minutes.

-Minnnnoooouuuuuuu, mes cheveux! Qu’est-ce que je fais avec? Je me fais un chignon, je les passe au fer plat, je les colore…

L’ultime test!

C’est Evelyne-la-coquine qui m’a donné l’idée de faire passer le test du chicklit à mon roman. Elle mentionne sur son site un article publié par suite101.co à propos des clichés du genre. N’écoutant que mon courage, doublé d’un intérêt hautement scientifique, j’ai décidé d’appliquer les clichés, s’il y a lieu, à mon roman. Puis, je me suis dit « Lâche-toi lousse ma grande et fais le même test avec ta propre vie! »

Alors voici, dans une traduction libre et sûrement boiteuse, l’ultime test des clichés chicklit, Caroline versus Nathaly.

1: The Faulty Alarm Clock (le réveil-matin scrap)

  • Caroline: toujours sur le piton, elle n’a jamais ce problème
  • Nathaly: ceux qui me connaissent savent à quel point je suis la spécialiste du snooze…

2: The Shoe Addiction (l’obsession des chaussures et autre jolies choses griffées)

  • Caroline: le sens de l’esthétisme vestimentaire lui manquant cruellement, heu, ben, pas pantoutte
  • Nathaly: serait prête à écrire un roman érotico-mocheton, sous pseudonyme bien sûr, pour se payer une paire de Manolo B.

3: The Surprise Pregnancy (la grossesse oupssss mais on est tellement contente)

  • Caroline: hé non!
  • Nathaly:  Alexandra, la plus grandiose princesse sur terre…

4: The Sister’s Wedding (le mariage de la petite soeur tellement plus jolie)

  • Caroline: pas de soeur
  • Nathaly: petite soeur plus jolie… mais pas mariée

5: « Oh My God! I’m Turning Thirty! » (oh non! me voilà-ti-pas trentenaire)

  • Caroline: 25 ans, toutes ses dents, se fout de son âge
  • Nathaly: sans commentaires

6: The Supportive Best Friend (la meilleure amie avec qui on mange-boit-rit-pleure)

  • Caroline: Valérie et Eugénie
  • Nathaly: Marie-Josée et Nathalie

7: The Overbearing Mother (la maman un peu ou beaucoup pot-de-colle)

  • Caroline: sa maman n’est pas très présente dans Sous la toge
  • Nathaly: maman, tu sais que je t’adore…. Indeci

8: The Guy She Ought to Fall in Love With (le gars dont tout le monde, même le lecteur, sait qu’il sera l’élu mais la fille, elle, n’a pas encore catché)

  • Caroline:  encore une fois, pas pantoutte de pantoutte
  • Nathaly: moi non plus! moi non plus! L’ai su quand je l’ai vu emoticone

9: The Fabulous Gay Confidant (l’extraordinaire ami gay à qui on raconte tout)

  • Caroline: hummm… a plutôt tendance à coucher avec…
  • Nathaly: snifff… non… mais c’est pas faute d’avoir cherché

10: The Snippy Boss (la patronne pain in the a…)

  • Caroline: gâtée comme tout, elle a une patronne du genre + deux patrons obsédés
  • Nathaly: je suis ma propre boss mais je me tombe régulièrement sur les nerfs

Voilà… Tirez vos conclusions chers lecteurs. Pour ma part, constatant que je suis probablement plus chicklit que mon personnage dans Sous la toge, vais aller me faire un gin tonic de ce pas… 

J’aime les hommes!

Et les hommes aiment Sous la toge!

De quoi pensiez-vous que j’allais parler, bande de coquins? Clin doeil

Hier, je donnais une autre entrevue à une station de radio de Trois-Rivières. Comme ce fut le cas pour la grande majorité des entretiens que j’ai eus depuis la sortie de mon roman, mon interlocuteur était un homme. Qui avait beaucoup aimé mon roman. Banal? Peut-être. Mais pour moi, c’est un peu une surprise. Non pas que j’aie écrit ce livre en ayant en tête que mon lectorat ne serait que féminin, mais disons que, spontanément, c’est un type de littérature qui parle d’abord aux femmes. Et j’étais très à l’aise avec ça. Je prends donc la chose comme un cadeau non prévu. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que ce ne sont pas nécessairement de jeunes hommes avec qui j’ai causé. Untel est tombé un peu amoureux de Caroline, un autre m’a confié qu’il allait essayer les recettes que l’on retrouve à la fin de Sous la toge. Et plusieurs m’ont dit qu’ils aimeraient beaucoup voir Caro prendre vie à l’écran. Alors, messieurs, merci!

Dans un autre ordre d’idée, mais toujours au sujet des surprises qui nous attendent lors de la parution d’un roman: la couverture médiatique. Comme je suis originaire de Québec, que j’y vis toujours et que je porte un amour sans bornes à cette merveilleuse cité, j’avais cru, naïvement, que la couverture des médias serait plus importante à Québec qu’ailleurs en province. D’autant plus que l’action de mon roman se déroule ici! Eh ben non, c’est le contraire qui se passe. J’ai fait, grosso modo, une bonne vingtaine d’entrevues… dont une seule à la radio de Québec. J’y retourne jeudi pour l’émission de Josey Arsenault au FM-93, mais sinon, tout se passe à l’extérieur de Québec.

Le cas le plus patent est celui de Voir. Dans l’édition du 12 février, une journaliste de Voir-Montréal a fait un joli papier sur mon bouquin. La critique s’est retrouvée dans Voir-Outaouais et Voir-Saguenay… mais pas dans Voir-Québec! De kessé? Sais pas. C’est encore plus étonnant lorsqu’on pense que j’ai écrit pour cet hebdo pendant 5 ans!

J’imagine que le proverbe qui dit que l’on n’est pas prophète dans son pays (ou quelque chose du genre) est bien vrai. Peut-être que si je m’étais exilée à Montréal, comme beaucoup d’artistes le font, les médias de Québec se seraient intéressés un peu plus à mon roman? Je ne doit pas être assez « exotique »… Indeci

Sous la toge… la suite!

Hé oui, à peine l’encre sèche sur le premier tome et me voilà repartie pour l’aventure palpitante mais ô! combien angoissante du deuxième tome… Je n’ai pas l’efficacité de la copine Audrey qui a déjà mis le point final au premier jet de son deuxième roman, alors que le premier sort en librairie le 4 mars prochain… Indeci

Tout de même, les idées sont en place, l’intrigue bien ficelée dans ma tête et les nouveaux personnages ont fait leur entrée dans mon imaginaire. Comme, au grand désespoir de mon éditrice, je ne travaille pas avec un plan détaillé, je compte commencer le premier jet dès ce weekend. Je me sens plus solide que lors de la rédaction de Sous la toge Je serai donc beaucoup moins paniquée les jours où rien ne voudra sortir! Je sais désormais que le processus de création fait son chemin dans ma tête, même lorsque je suis entrain d’écouter Dora avec ma fille…

Alors, chers amis, je vous offre en primeur le titre de ce deuxième opus mettant en vedette Caroline: Derrière le rideau. Pourquoi? Je vous laisse le plaisir de le découvrir au fil des mois qui viennent.

 

La chanceuse…

Je crois bien que c’est la première fois que je suis verte d’envie à cause d’elle

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Sous la toge chez Québec Loisirs

Je viens d’avoir un appel de ma maison d’édition: Québec Loisirs a acheté les droits de Sous la toge! Je suis ravie! Primo, mon roman aura la possibilité de rejoindre encore plus de lecteurs. Deuxio, il existera sous un format différent, avec une toute nouvelle page couverture. C’est quand même le plus grand club de lecture en Amérique du Nord! À suivre pour plus de détails. Ravie, vraiment… emoticone

Qu’est-ce qu’une gougoune?

D’entrée de jeu, j’avoue mon aversion viscérale à ce que l’on surnomme les mononcles. Ai passé ma vie à lutter contre les préjugés de cette espèce malheureusement pas en voie de disparition. Fille cute = pouffe = no brain.

Les remarques supposément anodines, les sous-entendus, les jokes plates et les oeillades tellement pas subtiles. You’re so lame…

Le problème, je le confesse, c’est que j’ai souvent pris ça à la légère. « Pauvre connard », que je me disais. Et puis on passe à autre chose. Mea culpa.

Mais il n’y a rien d’anodin, de neutre ou de banal à traiter une femme, réelle ou fictive, de gougoune sans cervelle.

Je vous soumets un cas. Comme ça, au hasard… Mettons une jeune femme de 25 ans, pognée dans un milieu où ses supérieurs veulent lui mettre la main au cul. Elle ne cède pas aux avances, les remet à leur place. Pis, supposons que cette même fille trouve que le système dans lequel elle doit évoluer est pourri. Qu’elle n’accepte pas la game en se fermant la gueule. Elle réagit. Pas mal trop au goût des mononcles. Est-ce une gougoune sans cervelle? Juste parce que, à travers tout ça, elle boit des bubulles avec ses copines une fois par mois? Dans notre société civilisée, on les appelle quasi affectueusement les mononcles. Ailleurs, ce sont des intégristes…

Cibole, je pensais vraiment qu’on était rendues ailleurs. Et oui, comme le dit un personnage de Polytechnique, Fuck les mononcles.

Il y a des hommes merveilleux, dieu merci. Mais quand je me tape des conneries pareilles, je les trouve peu nombreux, trop rares. Les mononcles sont légion…emoticone

Tant qu’à se faire planter…

Autant que ce soit fait avec un savant dosage de misogynie et de mauvaise foi! Innocent

Ce qu’on ne vous dit jamais messieurs…

emoticone

Ok, on ne partage peut-être pas toutes les opinions mais on se bidonne quand même…

Saint-Valentin

J’aime la Saint-Valentin, je l’avoue. J’aime les coeurs en chocolat, les cartes de souhait rose et rouge et les bisous dans le cou. Quétaine? Peut-être. Mais je m’en tamponne. J’assume totalement mon côté fleur bleue. Oui, c’est vrai que l’on ne doit pas attendre le 14 février pour dire Je t’aime. On devrait l’exprimer chaque fois qu’on le pense. 

Pierre, Jérémy, Alexandra, Gabriel, Xavier, Papa, Maman, Marie-Josée, Louis… je vous aime!Bisou

Voilà, c’est dit. Maintenant, laissez moi tranquille avec mon chum et allez vous coucher au pc…

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