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Passez donc au salon…

Posté par souslatoge le 17 novembre 2009

Je sors de mon cocon et vais me montrer le bout du nez au Salon du livre de Montréal le weekend prochain.

J'y serai en séance de signatures vendredi, de 19h à 20h30, et samedi, de 13h à 14h30, au stand 160.

Je vous raconte tout à mon retour. Promis. Du genre…

Est-ce que je vaincrai ma légendaire timidité et demanderai à Alexandre Jardin de dédicacer mon exemplaire de L'Île des gauchers?

Est-ce que je serai capable de me retenir de faire un gros colleux à Janette Bertrand?

Est-ce que Geneviève Lefebvre et moi aurons un pichet de cosmo caché sous le comptoir?

Au plaisir de vous y rencontrer! : -)

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Créer

Posté par souslatoge le 7 novembre 2009

Comme si je n'étais pas déjà assez prise par le temps…

Vous savez quoi? Le seul truc qui me branche vraiment, depuis quelques jours, c'est de peindre. Ouais. M'installer devant une toile vierge, avec mes pinceaux, mes couleurs, et, partir…

Quand j'écris, je décroche facilement, souvent.

Quand je peins, je me perds. Des heures, des heures, sans faire pipi, sans manger, sans respirer, ou presque.

Je n'ai aucune technique. Jamais pris de cours. Je peins par pur plaisir. Et, parfois, lorsqu'une de mes croûtes se démarque un peu, je l'offre à quelqu'un que j'aime.

Plaisir pur. Rare.

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Faque…

Posté par souslatoge le 6 novembre 2009

Non, je ne suis pas disparue dans un continuum espace-temps.

Mais ces temps-ci, c'est ce qui me manque le plus. L'espace. Le temps. Une chambre à soi, de Woolf.

J'accroche des bouts de vous, ici et là. Mais plus rarement. Je délaisse mon blogue, les blogues, en général. Une phase. Vous me manquez.

Mon cerveau passe de l'ébullition à la mer morte. J'écris dix romans en même temps, puis aucun. 

Taisez-moi. Ça ne se dit pas vraiment bien, I know. Mais ce sera tout de même le titre du roman que j'écrirai après la trilogie.

Me suis fait vacciner, avec toute la smala. Nécessaire, ici, car il y a un poussin qui a le coeur fragile. On l'entoure donc de nos barrières antivirales. C'est aussi ça, l'amour.

Je redécouvre Miron, avec émotion. Je marche à lui, je titube à lui. Pas à Yann. À Gaston. Quoique… ;-) (Blague de vieille matante qui fait un clin d'oeil crasse en poffant la clope qui tient seule, au coin de sa bouche)

Je suis toujours là.

Faque, c'est ça qui est ça.

 

 

 

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Les femmes de ma vie

Posté par souslatoge le 21 octobre 2009

L'une a 40 ans, aujourd'hui.

L'autre subissait, à cette date, il y a un an, une opération pour retirer une tumeur cancéreuse de son sein.

Toutes les deux ont partagé mes joies, mes peines, mes succès et mes échecs, tout au long de ma vie.

Ma petite soeur.

Ma petite maman.

Deux grandes femmes.

Je vous aime. 

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Papa, Buddy Cloutier et moi

Posté par souslatoge le 10 octobre 2009

** Avertissement: ce billet ne portera pas sur la littérature, ni sur les grandes questions existentielles du genre Où vais-je, me peux-je? Le prix Nobel d'Obama? Une autre fois, peut-être. Car aujourd'hui, chers amis on va parler des vraies affaires. On va jaser hockey, ok? **

Il y a exactement 30 ans aujourd'hui, les Nordiques de Québec disputaient leur tout premier match dans la “grande ligue”, après 7 ans et une coupe Avco dans l'AMH. C'était contre Atlanta et nous avions perdus 5 à 3.

Vous avez remarqué le “on”?

Je suis née à l'ombre du Colisée de Québec, ou presque. J'y ai passé une bonne partie de mon enfance. Comme pour beaucoup d'autres p'tits morveux, le hockey faisait partie de mon quotidien et les Nordiques faisaient figure de cinquième membre à la tablée du dimanche. En tant que fille, je ne pouvais pas jouer à ce sport que j'adorais (je suis née en 1966, alors oubliez ça les questions d'égalité et d'accessibilité). Je me suis défoulée à la ringuette, au basket-ball et au volley-ball. Mais ça ne m'empêchait pas d'en manger, du hockey. À l'époque de l'AMH, mon grand plaisir consistait à assister aux pratiques des joueurs avec mon papa, la face collée sur la baie vitrée, mon petit cahier d'autographes en main. Nous n'étions pas légion, les fifilles. Ce qui avait l'immense avantage de me faire ressortir du lot. Du coup, les joueurs prenaient le temps de venir écrire un mot dans mon petit cahier. J'avais 8-9 ans. Je collectionnais les cartes de hockey et, par un jour glorieux, en mâchouillant la gomme poudrée qui venait avec, j'ai aperçu LA carte dans le paquet que je venais de déballer. Réal “Buddy” Cloutier! OMG! Mon petit coeur n'a fait qu'un tour et j'étais tellement énervée que j'ai été obligée d'entrer chez Zicat, les 5-10-15 du coin, pour demander d'aller faire pipi. Et pour appeler papa, aussi. Incapable d'attendre d'être à la maison pour lui dire.

J'étais là quand Rick Jodzio, des Cowboys de Calgary (AMH), a pratiquement mis fin à la carrière de Marc Tardif. Violent. Ce fut d'ailleurs, si je ne m'abuse, l'une des premières fois qu'un joueur de hockey était formellement accusé au tribunal pour un assaut effectué sur la glace. Mais moi, les batailles, ça ne me faisait ni chaud ni froid. Je vibrais au son des lames glissant sur la glace autant qu'à celui de la foule en délire.

Les soirs de séries éliminatoires, installée avec mon père au salon, chacun gardant superstitieusement l'exacte position de la veille s'il y avait eu victoire de nos bleus chéris, sont gravés à jamais dans mon coeur. Et que dire du verre d'eau “pitché” sur l'écran de la télévision parce que LE BUT D'ALAIN CÔTÉ ÉTAIT BON.

Et des dizaines de moments comme ceux-ci. Je passe volontairement sous silence mon amour inconditionnel du numéro 32, Dale Hunter. Me suis trop fait tirer la pipe avec ça.

Pourquoi je replonge dans tout ça? Probablement en raison de cet article . La petite fille de 9 ans ne se cache jamais bien loin derrière la grande nostalgique de 43… C'était hier, j'vous dit!

Dis papa, on s'achète un billet de saison?

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Le syndrome de la saucisse et un roman savoureux

Posté par souslatoge le 28 septembre 2009

Parlons écriture. Ça fait un bail, hein? Et avec le titre du billet, avouez que vous ne l'avez pas vu venir, le sujet.

Rappelez-vous cette pub de la saucisse Hygrade: «Tout le monde en mange parce que c'est bon… et c'est bon parce que tout le monde en mange!» J'ai cette phrase en tête depuis tôt ce matin.

Les histoires me sortent par les oreilles! J'avais vécu le même phénomène lors de la rédaction de Sous la toge, mais à un degré moindre. Dès que je me place en mode création, mon cerveau fait du 100 à l'heure et les idées se bousculent. Résultat: j'écris Derrière le rideau, tout en jetant les bases de deux autres romans. Fatiguant. J'ai l'impression d'avoir ouvert une valve à pleine capacité et j'ai peine à essorer le plancher. Ça déborde! Remarquez, je préfère ça - et de loin - à la panne sèche vécue récemment. Décidément, il n'y a jamais de juste milieu avec moi.

Ça commence toujours durant la nuit. Je me réveille avec un titre en tête et là, l'histoire se met à défiler. Les personnages arrivent, se présentent, viennent me raconter leurs histoires. Tout est déjà en place: le ton, le type de narration, l'intro. J'assiste à ce déploiement malgré moi. Je prends des notes. Sous la toge est né comme ça, une nuit d'hiver, en 2007. La nuit passée, c'est Dépecée qui a pris vie. Et la nuit d'avant, Dites seulement une connerie et je serai guérie. Dans les deux cas, rien à voir, ni dans le style, ni dans le ton, avec la trilogie que je suis en train d'écrire. Un peu schizo, la madame?

 ***

Un des grands bonheurs de la vie a toujours été, pour moi, de tomber en amour… avec une plume. Je ne me lasse pas de cet émerveillement qui me frappe lorsque, à l'orée d'un roman, je comprends que l'aventure me comblera de délices. J'ai vécu ce fabuleux moment grâce au premier roman de Geneviève Lefebvre, Je compte les morts. Une écriture rugueuse, onctueuse et évocatrice. Un style in your face qui sait faire l'équilibre entre le beau et le laid. Une force de frappe qui ne dédaigne pas la caresse. Un vrai talent d'écrivain. Du bonbon. Acidulé, oui, mais du bonbon!

 

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Libre, j’ai dit

Posté par souslatoge le 27 septembre 2009

 J'ai reçu ce commentaire, suite à mon billet précédent, intitulé Libre.

 Un pigiste libre ? où ça ? Le pigiste doit lécher bien des bottes s’il veut des contrats, non ?

Déconstruisons un mythe, ensemble, si vous le voulez bien. En fait, décâlissons-le, si vous le permettez. 

Lécher des bottes. Ou des culs, tant qu'à y être. Brown-nosing. Oui, les pigistes sont tous des putes qui se donnent au plus offrant. Of course! 

Le léchage de bottes (ou de culs) est un sport qui se pratique à deux, minimum. Ça prend un lécheux et une paire de bottes à lécher (ou un cul). J'ai vu des adeptes de ce sport dans des boîtes privées, dans de grandes organisations publiques. Je l'ai même vu érigé en système au sein même de certains syndicats. Et oui, j'ai vu des pigistes le pratiquer aussi. Rien à voir avec le statut. Question de personnalité, point à la ligne.  On aime lécher, ou pas.

Moi, j'aime pas.

Libre, j'ai dit. 

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Libre

Posté par souslatoge le 26 septembre 2009

Salon du livre de Québec, avril 1999.

- T'es journaliste ?

- Oui.

-T'écris pour qui?

-Je suis pigiste.

-Faque, tu manges tes bas?

-Heu… Ben oui.

-Mais t'es libre!

-Oui!

 Ciao, Pierre Falardeau.

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Et le miroir se brisa

Posté par souslatoge le 25 septembre 2009

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Je ne te connaissais pas. Je t'ai lue, en partie. Je t'ai comprise, en partie seulement. Mais je ne te connaissais pas.

Pourtant, ta mort m'a secouée.

Beauté désespérée.

Talent fou.

Je me demanderai toujours ce que tu voyais, toi, lorsque tu regardais dans le miroir.

R.I.P.

 

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Questions/réponses

Posté par souslatoge le 22 septembre 2009

Je me suis prêtée au jeu de l'entrevue chez Québec Loisirs. Toujours embêtant de parler de soi, mais bon… Clin doeil

 

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